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Brevet adresserat:
A Messieurs
Messieurs Bouchard et Gravier,
Marchands Libraires al Corso,
pour être consignée
a Monsieur Gustave de Sillén
par Hambourg à Rome
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Bilagd avskrift:
1789 års Förenings- och Säkerhetsakt
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A Ryda ce 5 Août 1789.
Ankt. den 7 Septemb: besvt den 16 dito.
Mon Cher Fils, je n'aurois pas tant tardé à faire réponse
à Vôtre chere lettre du 20 May, que j'eus le plaisir de
recevoir le 20 Juin, si ce n'eut été pour la faire accompagner
de quelques lettres de la part de Vos Freres et Soeur. Vôtre Cadet,
servant d'aide de Camp à Mr d'Ancarsverd, declaré aide
camp General, n'a pas eu le tems de Vous écrire. Vôtre
puîné, après avoir longtems differé, fut
trop occupé de faire son equipage les deux semaines passées,
pour écrire des lettres. Enfin Vôtre Soeur, sur la sommation,
que je lai fis lorsqu'elle me fit visite avec Vôtre Mere le 24
et 25 Juillet, Vous a fait l'incluse, que j'obtins par l'ordinaire d'hier.
Nante de cette piece, qui Vous comblera de joye, je ne veux plus remettre
d'un jour à Vous la faire parvenir. Beni soit Dieu! de nous avoir
conservé cette chere Personne, dont le rétablissement
m'a tant de fois parû desesperé. Mr Mannercranz s'est distingué
par cette cure. Il est venu me voir hier sur le tard, et ce matin je
lui ai fourni un cheval pour aller à Sætra, pas pour le
besoin de mes deux dames, mais pour leur Compagne aux Eaux, Made
de Christianin, qui souffre depuis nombre d'années. Environ le
17 ou 18 Cour.t nos Buveuses d'eau doivent venir, me rejoindre
et finir ma solitude.
Vôtre Frere puisné partit avanthier pour joindre à
Gran les Escadrons de ce Regt, destinés pour passer en Finlande.
L'année passée il en commanda un en Chef, mais payé
en Subalterne, il y mit bien du sien et du mien. Cette année
il fait la fonction de Marechal de Logis du Regt, avec un
Valetet un cheval de moins. En partant il me chargea de mille compl.s
pour Vous. Les grands renforts, tirés des provinces les plus
éloignées au Sud et à l'Ouest, sont arrivés
à Stocolm et en parti embarqués. Mais on n'a pas appris
qu'ils aient passé la Mer; il n'est non plus trop sur qu'ils
pourront le faire, vû les forces Maritimes de la Russie, tandis
que l'armée Navale de la Suede garde, du moins jusqu'à
present, la partie meridionale de la Baltique. On craint aussi que ces
troupes ne viennent trop tard, quand même elles réussiroient
à faire la traversée. Les Russes sont trop superieurs
en nombre, et avec toute la bravoure des Suedois, dans ce grand nombre
de petits combats, qui se donnent par terre et par la Flotte
Côtiere, ces derniers diminuent tôujours, n'ayant pas
la même facilité, qu'ont leurs Ennemis, de reparer leur
pertes respectives. On ne comprend non plus , à quoi servira
la Cavallerie augmentée dans un pays trop pauvre en fourage pour
soûtenir la sienne, à moins qu'on ne veuille mettre les
chevaux au trait, comme on a fait la plus part de ceux de Lifdragons
et Nyland.
Le grand mal est que nos bâtimens sont si mal en Equipages par
la Maladie qui les diminuent tous les jours, que ... Turuma
n'a de sains que 200 hommes, au lieu de 300, et 3 des Galeres n'en ont
que 70 chacune. Plus d'une fois la semaine on transportoit un navire
plein de Malades aux Hopitaux de Sueabourg et de Helsingfors. Celui
de Louisa renfermait plus de 800 Malades ou blessés. Dans cet
état il n'étoit possible aux Nôtres de combattre
que gissant à l'ancre. Quelle issue à attendre! Au rapport
de gens comme il faut, arrivés de Sthlm cette nuit, ce Combat
attendu s'est donné au grand des avantage des Nôtres: et
comme cette flotte couvroit le flanc ou faisoit l'aile droite de l'armée,
voilà la cause de la retraite.
Sans y penser je m'écarte trop tôt de nos Affaires particulieres.
Ma precedante fut du 12 Juin, elle contenoit une lettre 1e
de change de 100 rdl. de Suede ou 106 rdl. s. Court d'Holl.
Je Vous en envoie le 2e, quoique je ne doute pas que la 1e
ne Vous soit bien parvenuë, de sorte qu'en moins de 2 semaines
j'en pourrai avoir des nouvelles. J'espere apprendre en même tems,
comment vont vos finances, et à quel tems Vous aurez besoin d'une
autre Remise, pour que je puisse prendre des mesures à Vous en
fournir, sans attendre la Pension, qui Vous a été decernée.
Il faut esperer que les paiemens publics seront remet en ordre avant
la fin de l'année, depuis qu'ils se font tous en billets d'Obligation
du Bureau des Etats, paiables en un an, avec rente de 3 pour cent par
an. Il se Fabrique de Millions de cette nouvelle papier-monoie, grande
et petite, jusqu'à 2 rdl. ½, portant interêt de
3 a 4 liards [styver] par mois. Jusqu'aujourd'hui
elle va de pair avec les Billets de Banque mais aussi elle ne fait que
de naître. Sa trop grande multiplication chassera du commerce
egalement les billets de Banque et les Especes.
Le 1 Court je commençai à scier le Seigle.
La recolte est difficile par la pluie qu'il fait tous les jours depuis
le 30 p. excepté ce jourd'hui. Mais la terre est trop humide
encore pour y travailler. Elle rend ici et en general bien moins que
l'année passée, en Seigle, mais plus en Mars [vårsäd],
à ce qu'il paroit. Les fourages seront aussi moins abondans,
la longue secheresse mois passés ayant diminué le foin
et les pailles. Les prix de toutes denrées haussés, et
les impôts plus que doublés à la charge de tous
les Ordres, vont enseigner l'économie aux gens aisés et
reduire à la besace les autres. La pauvreté generale rend
jusqu'aujourd'hui assez aisées les levées, et elles continueront
de l'être par l'impuissance de milliers de Bourgeois et d'autres
gens de payer les contributions. Mais comment nourir tous ces combattans?
J'eus hier une lettre de Mr Egreström, sans date, mais faite à
la hate à Svensk Sund, eloigné d'une lieue de Fredericshamn
et de la Flotte Côtiere Ennemie, forte de 79 voiles. La nôtre,
partagée en plusieurs stations, et en cet endroit forte de 40
et quelques voiles, s'attendoit à en venir aux mains à
tout moment.
Nos Militaires en Finlande, pour faire honeur à leur Confederation
du 12 Août 1788, se battent en desesperés, sans attendre
à une bonne issue, mais bien resolus de confondre leurs Calomniateurs
de tout Rang. Dans l'action de Porosalmi en Savolax le 13 Juin ils se
battirent 17 a 18 heures de suite contre des forces très superieures,
tantôt repoussés par le nombre, tantôt reprenant
de vive force le Pont dont il s'agissoit. Le Regt de Biornebourg;
dont le Chef, Baron d'Otter, très honête, est prisonnier
à Fredericshoff, se devoua à l'exemple de ces nobles Spartiates
defendans le Pas de Thermopules contre les Perses. Après quelques
heures de combat, le Brigadier Steding leur ordonna la retraite, pour
épargner la vie de tant de braves gens. Leur secondChef, le Colonel
Gripenberg, vieillard de 69 ans, lui répondit: Nous fimes
retraite l'année passée de devant Fredericshamn, par ordre
du Roi même, et cela nous à valu, aux uns la prison et
le procès criminel, à tous la reputation dechirée
par des pasquinades: que sera ce si nous nous retirons aujourd'hui par
Vos Ordres? Non, honni soit qui lache le pied: à Moi Camerades!
A
ces mots ils ils donnent sur l'ennemi en furieux, les autres Bataillons
renouvellent à leur exemple le combat, qui est parlà assez
prolongé, pour que les Ostrobottniens, au nombre de 700 avec
quelques kanons, par une marche forcées de 5 lieues de Suede
ou 30 Milles d'Italie en un jour, surviennent enfin et decident l'affaire
en repoussant l'ennemi à ¾ de lieue au de là du
Pont. De ce brave Regt de Biornebourg tous les Officiers,
à l'exception d'un Enseigne, Ladau, furent ou tués sur
le champ, ou grièvement blessés et prisonniers. Des Bas
Officiers et Solldats il en est de même revenu un très
petit nombre. Il faut conserver les Noms de ces dignes Officiers, qui
se sont sacrifiés à l'honeur de leur Patrie et de leur
Ordre. Les voici. Tués: Major, H.J. de Knorring: Capitaines,
Crentin, Eker, Falstedt: Lieutenants, Salberg, Tilman, Delvik?. Enseignes,
Svinhufvud, Schauman, de Conov, Gyllenboegel, Lagremark, Daben. Blessés
et pris: Colonel, Gripenberg; Majors, de Knorring, Lilienberg; Lieutenans,
Gripenberg, de Thaler; Enseignes, Justander, B. de Knorring, Schéle,
Ridderheim, de Quanten, Knorring, Beckman, Lilienberg.
Les Russes étoient au nombre de 5 a 6 Mille, Le Corps de Steding,
de 3000 en tout, mais en differens postes, se rejoignit en partie durant
ce long Combat.
Dans cette action de Porosalmi il perit 1350 Suedois: et la Gazette
les reduisit a 3 d'Officiers et 30 Soldats. Msgnor Vallquist, Evêque
de Vexioe, Secrete d'etat au Departemt des affaires
de L'Eglise, dans un mandement imprimé, nous enseigne à
n'ajouter foi à toute autre Relation, qu'à la Gazette
donnée par le Gouvernement. Jamais Gouvernemt n'a
mieux exclu de la liberté de la Presse tout sentiment reputé
Heterodoxe.
L'Ordinaire d'hier m'apporta la Nouvelle d'une Victoire complette,
gagnée par Steding dans le Savolax, je crois le 20 Juillet; la
rencontre de Nôtre Armée Navale avec une des Escadres Russes
au sud de Gotlande, où cette dernière a pris chasse comme
trop inferieure, et n'a pu être atteinte par les boulets tirés
par 5 ou 6 Vaisseaux de Suede. Le remarquable de cette affaire est,
que Mr P Liliehorn,
Vice Marechal de la diète passée et ensuite ContrAmiral
Chef d'Escadre, commandant L'avantgarde, est resté dans l'inaction,
quoique le Duc GrandAmiral lui eût fait, dit on, dix signaux de
donner dessus. Sur quoi il a été mis aux arrêts,
pour être jugé en Conseil de guerre.
Le Roi, campé depuis quelques tems à Likala à
¾ lieue de Fredricshamn, a tellement acceleré sa marche
vers sa frontière d'Aniala, que les Equipages et tentes sont
restés en arriere. La retraite d'un Souverain est d'ordinaire
fatale à quelque General. Cette fois c'est à Mr Bar. Kaulbars,
qui à la tête d'un petit corps plus à Nord n'a pas,
dit on, assez bien couvert le flanc de celui du Roi. Il a été
cassé, mis aux arrêts et en justice, et on presume, déja
harquebusé. Voilà deux idolatres recompensés.
Ma santé s'est fortifiée. Ve Frere Jean, Ve
Tante, Ves Parens de Troeïde, Les Presbyteres de Torstuna,
Nysetra et Brunsta, le Baron Cederhielm, Vous font Mille Compl.s
par Ve très affectioné
GW Sillén
Ce 6 Août. Quelque grand besoin que j'aye de surveiller
sans interruption à mes 34 Ouvriers, partagés entre le
gueret et la prairie, entre le seigle et le foin, je ne saurois me refuser
le plaisir de Vous entretenir encore aujourd'hui par quelques lignes.
Je Vous envoye ce fameux Acte de Sûreté, proposé
le 21 Fevrier, dans l'instant accepté par les trois Ordres Inferieurs,
rejetté par celui de la Noblesse, ce non obstant signé
par les 4 Orateurs des Ordres, et expedié, publié, comme
Loi Fondamentale de cet Etat. Voilà Nôtre Droit Public
d'apresent, qu'il faut mediter, pour reconnoître, qu'en fait de
liberté nous ne l'importons plus sur les Russes, les Brandebourgeois
&c. Les Danois, sans qu'on les ait raillés par le Predicat
de Libres depuis 129 ans, ont du moins la Presse assez libre. Cet Acte
me paroît conçu tout comme le 7e
article du Traité de Nystad, tant contesté entre la
Suede et la Russie, au sujet de la Garantie de Nôtre Constitution,
savoir, qu'une moitié favorise l'une des parties contractantes,
et l'autre moitié l'autre. Celà étant, prevaudra
toujours la Justice Leonine, le droit du plus fort. Cependant —.
Nos deux dignes Amis, le Colonel Almfellt et le Baron
Stierneld, jouissent déja de cette Sûreté, que cet
Acte a produite, l'un étant prisonnier à Varberg et l'autre
à Carlsten, et à jours de vie, à ce que des gens
entendus pretendent savoir. Ils ne seront pas les derniers amis en sûreté.
Mais ce sont des Gentilhomes: le peuple n'en sent rien. Il n'y a que
la surcharge, l'exces et la durée des impots, les actes d'autorité
multipliés contre leurs droits Municipaux, qui feront enfin rentrer
en eux mêmes les autres Ordres et s'appercevoirde tout ce qu'ils
ont perdu en aidant à accabler et enchainer leurs defenseurs,
le premier Ordre tant envié.
J'avois écrit ce que dessus lorsqu'un orage survenu
m'appelle dehors à animer les gens, que ces frequentes pluies
deroutent depuis huit jours. Elles nous empechent d'engranger de nouveau
bled, et de semer l'ancien.
S.E. L'Ex Senateur Comte de Bielke s'étant retiré
pour toujours à la campagne, Toute la Direction de la Fabrique
du Château est composée du Senateur Comte de Bondé
et du Surintendant Bar. Adelcranz. Ce dernier veillera, j'espere, à
l'occasion de retirer la Pension de Mr Sundvall, et Vous en profiterez
à ce qu'il paroit. Cependant Mr Lavin, à qui j'ai fait
demander par Ve Frere Cadet, ne savoit pas, quand ces Pensions
pourront être payées. Plût à Dieu qu'elles
ne soient pas absolument retranchées. Je pourrai bien Vous faire
encore une avance de 100 rdl. en cas de besoin.
Je continue à faire les Extraits de Vos Lettres,
mais pas pour en faire part à ceux qu'il apartient, que la guerre
ne soit terminée et le sort de cet Etat eclairci.
Il est incroiable, combien la Population perd à
ce jeu. Il y a des Rotes, qui depuis un an ont fourni deux Soldats nouveaux
outre L'ancien, cherchant maintenant le troisième. Dans le Mois
passé Ve Cadet, envoyé Courier au Duc à
Carlscrone, vit dans l'hopital du Port plus de 2200 Malades.
Aussi y embarquaton les Cavaliers d'Ostrogotie et de Smaland en guise
de Marins.
Quelle glorieuse Epoque pour les Communes de France revendiquant
efficacement leur Droits Naturels! Quel honeur pour les Gentilshommes,
Officiers et Soldats François, qui poussent, qui favorisent une
si belle cause!
1789
års Förenings- och Säkerhetsakt. [Avskrift
av GW af Sillén 1789]
Förenings- ock Säkerhets
Act, i Pleno Plenorum d. 21 Febr. 1789 af 3 Stånd antagen.
För att i alla tider afskilja ifrån Oss
och Vårt Kära Fädernesland de häftiga Skakningar, som dels igenom
Enskilda Personers Ärelystnad och Regeringssjuka, dels igenom
Utländska Stämplingar, ock ändligen igenom Riksståndens inbördes
Afvund och Missämja, så ofta satt Riket, dess bestånd och allmänna
Säkerhet i fara och åstadkommit Söndring ej all enast Undersåtare
millan, utan ock imillan Konung och Follk, samt för att en gång
för alla kunna utstaka de Grunder, upå hvilka Regeringslagarne
äro fotade, ock för framtiden afvärja all otydelighet och Ensidiga
Tilläggningar, har Vår Allernådigste Konung, för Sig och
Sina Efterträdare på Sveriges Thron, behagat med Oss öfverens
komma om effterfölgande Förenings- och Säkerhets Akt:
1. Erkänne Vi, att vi hafve en Arf Konung,
som äger full Magt att styra, freda, frälsa och försvara Riket,
börja Krig, sluta Fred och Förbund med Utländska Magter; göra
Nåd, återgifva Lif, ära och gods; förordna, efter Dess Höga Godtfinnande,
om alla Rikets Ämbeten, som med infödda Svenska Män böra
besättas, samt skipa och handhafva Lag och Rätt; ock de öfriga
Riksvårdande Ärenders Skötsel, på sätt Konungen nyttigast
synes.*
2. Anse Vi Oss för Fria, Laglydiga och
säkra Undersåtare under en Lagkrönt Konung, som styrer oss effter
Sveriges beskrefne Lag. Ock som vi äre alle lika Frie Undersåtare,
så böre Vi, ock under Lagens hägn, alle njuta lika Rätt. Därföre
bör ock Konungens Högste Domstol, i hvilken alle JustitieRevisions
ärender afgjöras, ock där Konungen äger tvänne Röster, bestå
af både Frälse och Ofrälse Män, i anseende hvartill antalet af
Riksens Råd hädan effter ankommer upå Kongl. Majts
Eget Nådiga Godtfinnande; Viljande Kongl. Majt beskydda
Höga och Låga mot all Orätt, ingen fördärfva till lif, ära,
lem ock gods, innan han varder lagl. förvunnen och vid behörig
Domstol dömd.
3. Ett lika Frit Follk bör äga lika Rätt,
och därför äga alla Stånden att besitta och förvärfva
Jord i deras gemensama Fädernesland. Dock att Ridderskapet och
Adelen, på sätt som hitintils stadgadt ock öfligt varit, bibehålles
vid deras gamla Rättigheter, att äga och besitta Säterier, samt
Rå ock Rörs, ock de i Skåne, Halland och Blekingen
så kallade Insokne Heman. Ock må i öfrigt Jorden ej ändra sin
urgamla Natur och Skilnad af Säterie, Frälse, Skatte ock krone;
menn Skjuznings besväret fördelas lika på alla Heman i Riket,
Säterierna, Rå ock Rörs samt ock Insokne Heman, samt ock Boställen
därifrån undantagna och befriade. Rättigheten för Allmogen
til Skatteköp af Kronoheman† är, igenom särskild
Förordning af denne Dag, stadgad med lika säkerhet, som vore den
här införd.
4. Riksens höga och Förnämste Ämbeten
ock de som äro i Konungens Hoff, besättas af Ridderskapet och
Adelen all ena; Menn i öfrigit blifver Skickelighet ock Förtjenst,
Erfarenhet ock bepröfvad Medborgerlig Dygd, enda ock rätta Grunden
för Befordran til alla Rikets Ämbeten och Tjenster, Högre
och Lägre, utan afseende på Börd eller särskilt Stånd. Menn då
en Ofrälse Ämbetsman blifver upphögd til Adelig värdighet,
kan han ej längre behålla det Ämbete, han, såsom Ofrälse,
för Ofrälse Ståndens säkerhet, förut fått och innehaft.
5. Som den rätta Friheten består, att frit
gifva till Rikets underhåll hvad finnes nödigt, så äger Svenska
Follket därom en ostridig Rätt, att, med Konungen, rådslå,
jämka, afslå och öfverens komma.
6. Vid Riksdagar förehafves hos Riksens
Ständer inge andre Ämnen, än dem Konungen proponerar, på
sätt som före 1680 var vanligt.
7. Adelens samt Prästerskapets Privilegier
af år 1723 samt Städernas hittils välfångne Privilegier och Rättigheter
stadfästas i allt, som ej strider emot denna Säkerhets Act.
8. Denna Förenings- och Säkerhets Act skall
af alla Sveriges Konungar, vid deras Anträde till Regimentet,
Egenhändigt underteknas, samt aldrig tillåta någon Proposition
eller Försök gjöras till minsta Ändring, Uttydning eller
Rättelse uti Bokstafveliga Innehållet häraf. Ock i händelse af
Konunga Husets Utgång skall den Konung, som blifver vald, inträda
i alla dessa Rättigheter, ock förbinda sig til deras i akt tagande
utan minsta förändring.
9. Regeringsformen af den 21 Augusti 1772
blifver oförryckt beståndande i allt hvad som ej genom denna Act
blifvit ändrat.
* Denne Punct är i den tryckta
Expedn så ändrad: skipa ock handhafva
Lag ock Rätt. De öfrige Riksvårdande Ärender
skötas på sätt Konungen nyttigast synes.
Ibidem är tillagt:
ock deras säkra besittning.
Kgl. Mts ock
Rs Strs Fastställte Förenings ock Säkerhets
Act, dat. Stockholm d. 21 Febr. ock 3 April 1789.
Vi Gustaf m.m. Göre veterligt,
att sedan Vi sedt Oss nödsakade för Våre trogne Undersåtare allmänt
kunnogt göra, ock för Rs Str til
känna gifva, thet sådane listige stämplingar ock anslag å färde
varit, som, i sine utbrott, icke haft mindre til föremål än Rikets
söndring, Konungens våda, ock Kge Magtens fall, samt redelige
Undersåtares förtryck ock Undergång; så har en dylik vådelig ställning,
som, af Fienden understödd, ock som söndrade tänkesätt, tvedrägt
ock egensinnige afsigter, i det längsta underhållit, gjort för
oss och Rs Str nödvändigt, att utfinna så
verkande medel, som för thet närvarande kunde dämpa och förqväfva,
samt för thet tilkommande hindra och afböja så oerhörde djerfve
tillbud och tilltagsne försök. Vi hafve therföre med Rs
Str ansedt then utväg bidraga till thetta Oss och
them värdiga ändamål, at gifva åt Regerings-grunderne, then förnyade
stadga och kraft, hvarigenom Rikets sjelffständighet, ära ock
anseende, må kunna bringas till then högd, som, under forna Konungars
ärofulla Regering ock trogne Undersåtares manlige ock enige biträde,
Vårt älskade Fädernesland vunnit. Ock tå then allmänna rösten
tillika med åtrå och ifver åkallat, samt påskyndat thetta Vårt
företagande, så hafve Vi, af thessa skäl ock anledningar, med
Rs Str öfverens
kommit, beslutit, ock faststält thenne Förenings- ock Säkerhets-Act,
hvilken Vi i Nåder härmed gilla ock samtycka, sådan then i bokstafven
lyder, samt med Vår therå efteråt gifne Nådige Bekräftelse instämmer,
ord ifrån ord som fölger:
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Förenings-
ock Säkerhets-Act
|
Inseratur.
|
Underskr. Stockholms Slott
then 21 dagen i Febrii Månad, år efter
Christi börd, Et Tusende, Sjuhundra och på thet 89.
|
På Ridd. och
Ad. vägnar
C. E. Lewenhaupt
h.t. Landt Marskalk
L.S.
|
På Preste
Ståndets vägnar
Jac. Ax. Lindblom
Biskop i Linköping, i Talemans ställe
L.S.
|
|
På Borgare Stånd.
vägnar
And. Lüdbergh
Taleman
L.S.
|
På Bonde Ståndets
vägnar
Olof Olsson
h.t. Taleman
L.S.
|
[L.S. = locus sigilli]
Thenne föreskrefne Förenings-
ock Säkerhets-Act, vele Vi, för Oss och Våre Efterträdare på Svenska
Thron, antaga såsom en oryggelig och oföränderlig Grundlag, hvars
bokstafveliga innehåll skall efterlefvas utan ändring, förtydning
eller rubbning: Och bjude och befalle härmed i Nåder, att alle
the, som Oss och Våre Efterträdare, samt Riket, med huldhet, lydno
och hörsamhet förbundne äro, skola thenne Förenings- ock Säkerhets-Act
erkänna, iakttaga och thes bokstafveliga innehåll efterlefva och
hörsama. Börande härvid märkas, att alla Domare i högre och lägre
Rätter, samt alla mindre Embetsmän, som ej innehafva Tromans värdighet,
eller taga del i Landt-Regeringen, icke skola, utan Laga ransakning
och dom, enligt Lag och Krigs-Articlar, sine Embeten förlustige
varda.
Beträffande Skjutsnings-besväret,
så skola Adelens Landt-bönder och Utsockne Frelse Hemman taga
alldeles lika del med Krono- och Skatte-Hemman, uti Kongs-, Gästgifvare-,
Håll- och Reserve-Skjuts, samt, i Krigstider, tå högsta nöden
en jemnlikhet fordrar, när Tåg och större Marcher ske igenom Landet,
eller Proviant, Ammunition och Beklädningar til Arméen, Fästningar
och Magaziner skola framföras. Och som vi nu stadfästat och bekräftat,
Ridderskapets och Adelns Privilegier af år 1723, som i 1772 års
Regerings-Form icke tydeligen blifvit erkändt; så bjude och befalle
Vi, att the skola hädanefter hållas i sin fulla kraft; Äfven
som Vi härmed bekräfte Preste-Ståndets Privilegier af år 1723,
samt Vår then 2 Mars innevarande är gifne ytterligare Försäkran,
tillika med den Stadfästelse å visse Fri- och Rättigheter, som
vi under then 23 Februarii tilerkändt och förundt Riksens allmoge.
Til yttermera visso hafve
Vi thetta med Egen Hand underskrifvit, och med Vårt Kongl. Sigill
bekräfta låtit. Stockholms slott then 3 april År Et Tusende
Sjuhundrade och Åttatio Nio.
Gustaf
L.S.
En
annan
version av detta dokument, med endast smärre avvikelser.
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Till diarium
för Georg Wilhelm af Silléns brev.
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